Raspoutine, le moine venu du froid

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RASPOUTINE, LE MOINE VENU DU FROID

 

Grigori Efimovitch Raspoutine est un personnage des plus mystérieux, à commencer par sa date de naissance.

Il est probablement né en Sibérie de l’Ouest dans un village appelé Pokrovskoie, ce qui lui valut par la suite, et entre autres surnoms, celui du moine venu du froid.

Moine? Prêtre? Curé? Aucun de ces noms ne lui va en réalité… On sait aujourd’hui qu’il a pu être un staretz, autrement dit le chef d’un monastère orthodoxe. Mais tout comme le reste de sa vie, rien n’est communément admis…

Raspoutine (qui est d’ailleurs un surnom, signifiant selon les interprétations « pêcheur », « fornicateur », « débauché » ou encore « tentateur », même si seul « fornicateur » semble correspondre à la réalité!) était un homme rustre, à la barbe noire hirsute, à l’aspect sale et inquiétant.

Pourtant il possédait un charisme indiscutable, qui lui ouvrit la table des plus grands, mais également le lit des plus grandes!

Certains affirment qu’il possédait un don d’hypnotisme, ce que son regard bleu perçant pourrait accréditer.

 

L’ORIGINE DU MOINE VENU DU FROID

 

raspoutine

 

Il serait né, selon les sources, en 1864, en 1865, en 1867 ou en 1869…

Même son nom est soumis à caution. J’ai dit plus haut qu’il s’agissait d’un surnom, mais certains recensements d’époque font bien état d’un dénommé Raspoutin, comme si il était prédestiné… Toujours est-il qu’il s’appelait probablement en réalité Grigori Efimovitch Novykh, du nom de son père.

Dès le départ, Raspoutine n’a pas vraiment une destinée classique. Ses parents, mariés très jeunes, ont eu la douleur de perdre successivement leurs trois filles. Leur fils, Andreï, était attendu avec ferveur. Mais son frère, le futur Raspoutine, n’était pas programmé… Grigori fait donc figure de miraculé… ou de malédiction selon le point de vue…

Une légende prétend qu’un météore ait survolé la ferme des époux « Raspoutine » peu avant sa naissance, annonçant ainsi un terrible événement… La naissance du moine venu du froid?

Toujours est-il qu’à la suite d’un chute dans les eaux glacées d’une rivière de son frêre Andreï, Raspoutine se jeta à son secours. Tous deux attrapèrent une pneumonie, dont le fragile Andreï ne se relèvera pas. Grigori, lui, survit miraculeusement. Retenez bien ce détail, car il est d’une importance cruciale pour ce qui sera la mort de cet énigmatique personnage.

Grigori grandit donc dans un univers rural, fermier travailleur et servile. Mais également mystique à ses heures. Il suit de son propre chef l’enseignement des startsy (pluriel de staretz). Il a même des visions, notamment celle d’un ange en plein milieu d’un champs.
Alors même pas encore majeur, Raspoutine se met à faire des retraites mystiques, parfois pendant plusieurs semaines, pendant lesquelles il pratique l’ascétisme, le jeûne, et sans doute également la flagellation.

Les gens des alentours commencent à le consulter, d’autant plus qu’on raconte qu’il avait le don de soigner les animaux par son seul contact.

A l’âge de 19 ans, il se marie. Mais ses deux premiers fils meurent bien vite…

En 1894, suite à la vision de la Vierge (encore une fois en plein champs), il décide sur les conseils d’un staretz de faire un pèlerinage jusqu’au mont Athos en Grèce.
Le voyage sera long, et décevant. Raspoutine n’a rien trouvé là-bas pour satisfaire sa soif de connaissances.

Il rentre donc pour découvrir son jeune fils Dimitri, né entre temps. Cela n’arrête pas son désir de voyager.

Errant de villes en villes, de monastères en monastères, il acquiert la réputation d’être un guérisseur.

Il se met alors à pratiquer des séances de guérison en public, un public de plus en plus nombreux, ce qui irrite le clergé orthodoxe. Car si son pouvoir peut être discuté, il n’en est pas de même concernant son influence!

 

 

LES PREMIERS MIRACLES

 

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Invité par la grande duchesse Militza, Raspoutine se rend à la capitale, Saint-Petersbourg. En chemin, en assistant à une canonisation, il entre en transe, et prédit la naissance d’un futur empereur, descendant direct du tsar. Ce sera chose faite dix ans plus tard…

A son arrivée à la capitale, Raspoutine éblouit les plus grands sages, et effectue diverses guérisons par imposition des mains. Malgré la reconnaissance de son statut de staretz, il quitte la ville pour retourner dans sa Sibérie natale, et ne reviendra qu’en 1905, quand la situation commencera à changer pour la dynastie impériale.

En effet, la révolution gronde, et Raspoutine est appelé à la cour en tant que guérisseur. Il se trouve que le tsarevitch Alexis, est épileptique. Grigori parvient en quelques minutes à calmer la majeure partie de ses crises par la simple imposition de ses mains.

Raspoutine commence à faire peur… Son influence dérange, tant dans l’église orthodoxe que dans la cour.

Des rumeurs d’orgies sexuelles orchestrées par le moine sibérien commencent à parcourir la capitale…

Mais en 1907, de terribles hémorragies internes menacèrent de terrasser le jeune Alexis, qui souffre en plus de son épilepsie d’hémophilie. Raspoutine, après une longue prière, dit simplement « Ouvre les yeux mon fils! », et le tsarevitch fut miraculeusement guéri.

 

 

LA BAISSE DE POPULARITE

 

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Son charisme, ainsi que sa notoriété, lui permirent de multiplier les conquêtes, y compris parmi la plus haute cour de la dynastie.

Seulement, les ennemis commençaient à être aussi nombreux que les femmes dans sa couche…

En 1909, il prit le parti de la paix, et non de la guerre comme le souhaitait le clan des Romanov, pourtant très influent. La tsarine l’écoutera, ce qui mettra bon nombre de compatriotes en colère.

 

LE MIRACLE ULTIME

En 1912, le tsarevitch eut une nouvelle hémorragie interne, si importante qu’il en reçut même l’extrême onction. Raspoutine, appelé à son chevet, ne put faire le déplacement jusqu’en Pologne. Il se mit à prier des icônes, avec ferveur. Et enfin, au bord de l’épuisement, il rédigea un télégramme qu’il fit immédiatement envoyer à destination de l’Impératrice. Il l’informait que tout irait bien en ces termes :  » N’ayez aucune crainte. Dieu a vu vos larmes et entendu vos prières, Mamka. Ne vous inquiétez plus. Le Petit ne mourra pas. Ne permettez pas aux docteurs de trop l’ennuyer ».

 

alexis

 

Dès réception du télégramme, l’état du tsarevitch s’améliora, et dès le lendemain, il était guéri.

 

LE DEBUT DE LA FIN

 

En 1914, la première guerre mondiale va faire basculer le monde. Raspoutine est poignardé en pleine rue en sortant de l’église de son village sibérien par une mendiante, ancienne prostituée. Si au départ la thèse passionnelle a été avancée, on découvre très vite qu’elle agissait sur ordre du moine Iliodore (de son vrai nom Sergei Mikhailovich Troufanov), qui voyait en Grigori un hérétique.

Donné pour mort par les journaux de l’époque, Raspoutine s’en sort finalement sans difficulté, ce qui augmentera encore son charisme. Certains parlent même de miracle, et font de Raspoutine un saint

Peu après, le tsar, pressé par le combat, se rendit sur le front en personne, laissant le pouvoir local à la tsarine, et à son conseiller spécial, à savoir notre Raspoutine, plus en forme que jamais.

Le problème, c’est que ce moine fornicateur est un pacifiste dans l’âme. Il prédit à la Tsarine l’effondrement de l’empire Russe en cas de prolongation du conflit, et va même jusqu’à prophétiser la mort de sa bienfaitrice, et de toute sa famille.

C’en est trop pour le clan Romanov, qui voit en cette guerre une occasion unique de restaurer la grandeur de l’Empire russe. C’est finalement par le biais du prince Felix Youssoupov que viendra la mort… Il faut dire que Raspoutine vient de faire exiler son père au fin fond de la Sibérie, redoutant que sa fortune (estimée supérieure à celle du tsar lui-même) ne lui donne une influence politique trop importante.

 

LA FIN DE RASPOUTINE :

 

 

LA PREMIERE MORT ?

 

youssoupov

Aidé du grand-duc Dimitri Pavlovitch (pourtant cousin du tsar Nicolas II), d’un député extrémiste du nom de Vladimir Pourichkevitch, d’un officier du nom de Soukhotine et surtout du docteur Stanislas Lazover, Youssoupov attire Raspoutine dans un véritable guet-apens.

Prétendant avoir besoin de ses services pour soigner sa femme Irina (qui n’est même pas présente), Youssoupov entraîne Raspoutine dans un sous-sol déguisé à la va-vite en salon de réception.

Pour faire croire à la présence d’Irina, de la musique est diffusée à l’étage, pour une prétendue réception.

Des gâteaux empoisonnés et du vin aromatisé au cyanure trônent sur la table, empoisonnés par le Docteur Lazover, ce qui devrait permettre, d’après la réputation orgiaque du moine, de finir les choses rapidement et proprement. Lazover aurait déclaré que la dose aurait été suffisante pour tuer un éléphant

Pour patienter, Youssoupov propose au moine de déguster quelques aliments. Seulement, Raspoutine refuse poliment les mets proposés… Il veut resté concentré pour soigner efficacement sa patiente…

Paniqué, Youssoupov s’excuse auprès du moine, et se rue à l’étage pour consulter ses complices. Il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre…

Désespéré, le prince rejoint Raspoutine, et découvre avec soulagement qu’il est en train de déguster une coupe de vin, un gâteau à la main. La fin est proche!

 

LA DEUXIEME MORT

 

Ravi, Youssoupov attend avec cruauté de voir les effets du poison emporter le fornicateur, mais rien ne se passe…

De nouveau paniqué, après plusieurs dizaines de minutes, Youssoupov se voit demander par le moine un air de guitare. Prétendant ne pas en avoir sous la main, il retourne voir ses complices, qui décident rapidement de l’exécuter d’une balle en plein coeur.

Youssoupov s’empare de l’arme du grand-duc Pavlovitch, revient auprès d’un Raspoutine toujours occupé à dévorer ce qui lui tombe dans la main, et lui conseille de prier.

Aperçevant l’arme, le moine esquisse un signe de croix, mais n’a pas le temps de le terminer. Youssoupov vient de lui tirer dessus à bout touchant. Raspoutine s’effondre, mort après quelques tremblements.

 

LA RESURRECTION

 

Les conjurés sont certains d’avoir accompli leur terrible besogne. Ils se retirent afin de réfléchir à la suite à donner à leur action. Il faut dire que la vision du cadavre leur est très désagréable…

Youssoupov est chargé d’enrouler le corps dans la peau d’ours sur laquelle il s’est effondré. Mais lorsqu’il se penche sur le cadavre, il le saisit à la gorge!

Raspoutine n’est pas mort. Il s’accroche de sa main puissante à la gorge de son assassin en répétant son prénom, les yeux exorbités, comme fou.

La lutte dure plusieurs minutes, mais au final Youssoupov prend le dessus et réussit à échapper à la griffe de Raspoutine. Il se précipite pour rejoindre des camarades, leur explique vaguement la situation. Pourichkevitch se précipite, arme à la main, pour achever le moine renégat, mais la pièce est vide!

 

LA FUITE ET LA FIN : TROISIEME MORT

 

Raspoutine s’est traîné hors de la maison, et même de la cour. Il rampe en pleine rue quand Pourichkevitch tire… Une fois, deux fois, trois fois et même quatre fois. Raspoutine est touché à la poitrine, au thorax, à l’abdomen, et même au front.

Il s’effondre à nouveau, enfin pourrait-on dire…

Rapidement ficelé dans des rideaux, le corps est balancé dans une voiture, conduit sur un pont enjambant la Neva, et jeté par-dessus la balustrade.

Mais le fleuve est gelé. Il faut aux conjurés percer un trou à la surface pour voir enfin disparaître le moine fornicateur.

 

LA BOTTE DU MOINE

 

Tout ceci aurait pu passer inaperçu, si les conjurés n’avaient pas agi de nuit…

En effet, ils n’ont pu remarquer que l’une des bottes de Raspoutine avait échappé à son porteur. C’est sa présence à la surface du fleuve, et le trou, qui amènera les autorités à fouiller les lieux, et à finalement repêcher le corps gelé le 19 décembre 1916.

 

corps de raspoutine

 

LA QUATRIEME ET DERNIERE MORT

 

raspoutine mort

 

L’autopsie révèle ce que l’historique de son exécution démontre. Raspoutine a reçu une balle en plein coeur, trois en plus au thorax, une en plein front. Il a été également roué de coups.

Mais ce que révèle surtout l’autopsie, c’est la présence d’eau glacée dans les poumons du défunt. Ce qui veut dire, chose incroyable, que Raspoutine respirait quand il a été jeté dans la Neva!

Au final, ce n’est ni le poison, ni les balles, ni les coups qui l’ont tué, mais bien le fait d’être ficelé dans un rideau dont il n’a pu s’extirper.

 

LA DESTRUCTION DU CORPS, DERNIERE RESURRECTION

 

Le 3 janvier 1917, la tsarine fait rapatrier le corps dans le palais de Tsarskoïe Selo. Mais ce ne sera pas sa destination finale…

Le 22 janvier de la même année, des révolutionnaires récupèrent le cadavre, et l’entraînent dans les bois pour le brûler.

Au coeur des flammes, Raspoutine a un dernier sursaut : il se dresse au milieu du brasier, prouvant à tous qu’il n’est pas vraiment mort, avant de s’écrouler enfin et de finir en cendres.

 

POLEMIQUES ET LEGENDES

 

La présence d’espions Britanniques a été attestée à l’époque, et certains prétendent que ce n’est pas Pourichkevitch qui a achevé le moine, mais bien les services secrets de sa Majesté. Ce qui expliquerait une blessure par balle au front d’un calibre différent (plus grand) que les autres balles. Mais cela vient en totale contradiction avec les témoignages des divers personnages liés à cette tragédie, puisqu’après la chute du tsar, ils n’ont pas hésité à confesser leur crime.

La résistance au poison de Raspoutine aurait une explication beaucoup plus basique que mystique. Le Doceur Lazover aurait tout simplement été pris de scrupules, et aurait remplacé le poison par de l’eau. Ce qui expliquerait également que l’autopsie n’a pu révéler la présence de toxines dans le sang du moine. Mais d’un autre côté, l’effet du cyanure aurait pu être contré par le sucre, qui l’aurait absorbé et aurait différé son effet. Et le séjour dans l’eau glacée aurait pu effacer toute trace de poison dans les veines…

L’ultime résurrection de Raspoutine au coeur du brasier destructeur n’était probablement due qu’au fait qu’il soit mort gelé. Son inhumation a conservé la glace autour de ses muscles et de ses tendons. Le fait de le brûler a fait fondre la glace, qui empêchait la rigidité cadavérique, et tout son corps s’est soudain retendu. Pas de mystère donc quant à cet ultime sursaut.

Et quant au fameux pénis de Raspoutine, conservé au musée de Saint-Petersbourg, il s’agit de toute évidence d’un faux. Ce sexe, d’une longueur de 29 centimètres (au repos!) est probablement d’origine animale, ce qui expliquerait sa taille anormale. D’autant que le corps de Raspoutine était intact quand il a été « crématisé ».

penis respoutine

CONCLUSION

 

Raspoutine reste un personnage mystérieux. Moine mystique accusé de pratiquer la magie sexuelle et des rites occultes, il ne s’agit probablement que d’un prédicateur devenu trop puissant. Mieux valait ternir son image pour le voir tomber en disgrâce… Faute de succès, l’assassinat était la meilleure option.

Mais l’extraordinaire résistance physique du moine, ainsi que ses nombreux miracles demeurent étranges.

Comment un homme, aussi robuste soit-il, a-t-il pu survivre à un empoisonnement, à une balle en plein cœur, à trois balles dans l’abdomen, à une balle en plein front, à un passage à tabac, puis à un séjour dans l’eau glacée pour finalement succomber à une simple noyade?

Raspoutine est loin d’avoir livré tous ses secrets…

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Faire un doigt d’honneur

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FAIRE UN DOIGT D’HONNEUR

 

Geste d’insulte suprême, faire un doigt d’honneur est toujours très mal perçu en France. Découvrez son origine!

 

LE DIGITUS IMPUDICUS

 

Dans la Rome Antique, le digitus impudicus, littéralement le doigt impudique, était un geste de défit, ou d’insulte selon les cas.

Le majeur dressé représentait le pénis de celui qui effectuait le geste. Preuve de virilité signifiant je suis plus mâle que toiou beaucoup plus simplement invitation à pratiquer la sodomie passive, soit va te faire enc…!

Le problème avec cette théorie, c’est que cette pratique a disparu pendant près de mille ans, avant de réapparaître soudainement…

Il existe bien sûr une explication plus terre à terre.

 

 

LA GUERRE DE CENT ANS

 

Difficile de voir un rapport entre ce conflit ayant opposé l’Angleterre et la France durant 116 ans, et ce geste insultant.

Pourtant, c’est une réalité!

 

archer

 

Les archers se livraient une bataille sans merci, mais teintée de respect. Il y avait eu trop de morts dans les conflits antérieurs, et les deux puissances avaient décidé d’un commun accord qu’un archer capturé ne serait pas mis à mort. Il serait simplement neutralisé.

Lorsqu’un archer Français était pris, l’ennemi sectionnait son majeur, le rendant incapable de tirer la moindre flèche.

amputé majeur

 

Les Français faisaient de même avec leur opposant britannique, ou presque. Comme leurs arcs étaient plus puissants, et plus faciles à manipuler, on avait pris la précaution d’ajouter l’index à l’amputation pour être certains de les neutraliser.

 

amputé majeur index

 

C’est ainsi qu’avant chaque combat, les deux camps arboraient fièrement leurs doigts tendus en signe de défi, du genre viens le chercher si tu l’oses!

Mais également en signe de respect de la convention tacite entre les deux camps. Pas de mise à mort,  juste une amputation. D’où la notion de doigt d’honneur, puisque chaque soldat mettait un point d’honneur à respecter son adversaire.

De fil en aiguille, même si l’origine s’est perdue, la notion d’insulte, et de défi, est restée ancrée dans l’inconscient collectif.

Et si le doigt d’honneur est bien demeuré en France, sachez que le V de la victoire a la même signification au pays de Shakespeare. Et qu’en réalité en effectuant ce geste, vous défiez l’ennemi Anglais de venir vous amputer!

 

Comparez Henri Emmanuelli et Winston Churchill!

 

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Bailler sans mettre sa main devant la bouche

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BAILLER SANS METTRE SA MAIN DEVANT LA BOUCHE

 

Souvent considéré comme une impolitesse, le fait de bâiller sans mettre sa main devant la bouche est unanimement condamné. Mais l’origine de cet usage est plus complexe qu’il n’y paraît.

 

Argument religieux :

 

Satan cherche en permanence à nous corrompre. Pour cela, il tente régulièrement d’entrer en nous pour prendre possession de notre corps, et de notre esprit.

Notre souffle est une barrière naturelle qui l’empêche d’utiliser notre bouche. L’esprit Malin est rejeté, soufflé au loin… Sauf quand on baille!

Notre souffle est alors plus faible, et notre bouche reste ouverte bien plus longtemps, offrant une opportunité rêvée au Démon d’entrer en nous.

Par crainte, on reprenait donc systématiquement l’enfant qui commettait cette imprudence. Et la superstition a fini par devenir la norme.

 

L’argument mystique :

 

Dès l’Egypte Antique, on considérait que l’âme pouvait se séparer du corps, notamment en utilisant la bouche comme conduit naturel.

En bâillant ainsi, bouche grande ouverte, on prend le risque de voir notre âme s’échapper de nous, pour ne jamais revenir.

A l’inverse, lors de l’embaumement d’une momie, les Egyptiens avaient pour coutume de découdre les lèvres du défunt à l’aide d’une petite serpe afin de laisser la bouche entrouverte.

Ceci pour permettre au Ba, l’une des âmes humaines, de quitter le corps et de le réintégrer à loisir. (Voir l’article sur le corps astral).

ba

 

La vision est donc ici inversée… Le risque n’est pas d’être envahi par une autre âme, mais bien de perdre la sienne.

 

L’argument social :

 

Versant le plus terre à terre de cet usage universel, il est aussi le plus moderne, et le plus logique.

 

En bâillant sans mettre votre main devant la bouche, vous montrez clairement à votre interlocuteur votre ennui (ce qui est d’ailleurs faux, mais bref!).

De plus, pour peu que votre haleine soit un peu chargée, vous l’exposez à un souffle nauséabond, ce qui n’est pas très agréable en soi.

Bref, une source d’isolement social, voire de rejet.

 

En tout cas, quel que soit l’argument évoqué, tout le monde s’accorde à dire que bâiller sans mettre sa main devant la bouche, c’est mal!

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L’odeur de Sainteté

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L’ODEUR DE SAINTETE

 

Si c’est devenu au fil du temps une simple expression, l’odeur de sainteté est au départ une réalité troublante.

Le corps d’un Saint, ou d’une Sainte, ne subirait pas la décomposition normale d’un cadavre. Et dégagerait même une douce odeur de fleurs

 

LA SAINTETE

 

La notion de Sainteté fait toujours débat au sein de l’Eglise. Par exemple, les protestants ne les reconnaissent pas.

Pour être reconnu comme Saint, il faut avoir accompli des miracles (guérisons inexpliquées, capacités physiologiques extraordinaires, etc…).

Mais un élément vient éclairer la reconnaissance du statut : l’absence de décomposition du corps.

Un exemple célèbre est celui de Bernadette Soubirous.

 

BERNADETTE SOUBIROUS

 

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Béatifiée en 1925, et canonisée en 1933, Marie-Bernarde Soubirous est née à Lourdes en 1844.

Elle est connue pour avoir vu 18 apparitions de la Vierge Marie entre le 11 février et le 16 juillet 1858.

Lors d’une de ces apparitions, elle a recueilli de l’eau de la grotte, eau qui a provoqué par la suite des guérisons miraculeuses.

Du haut de ses 14 ans, Bernadette est dépassée par le phénomène, mais finit par s’engager chez les Sœurs de la Charité, et embrasse ainsi la voie religieuse.

Là ou son cas nous intéresse, c’est son procès en béatification. Reconnaissance d’une application parfaite des préceptes religieux, cet acte pontifical demande une enquête très poussée sur la vie et les mœurs de la personne concernée.

Et justement, pour ce procès, le corps de Bernadette Soubirous devait être exhumé… (J’ai dit que c’était une enquête très poussée!)

Le cercueil est donc ouvert en 1909, 30 ans après son décès. Et là, c’est la stupeur!
Le corps est dans un état de conservation exceptionnel.

 

sainteté

 

Monseigneur Laurentin ira même jusqu’à dire qu’il était « intact« . Et il dégage une vague odeur de fleur fanée, comme du papier Arménien.

Il sera examiné à nouveau en 1919 et en 1925, et le fait est là : ce corps ne se décompose pas!

 

L’AVIS DES MEDECINS

 

La médecine considère tout simplement que Bernadette a été embaumée. La présence de charbon sur le corps prouverait en effet un travail post mortem. D’autant que le nez de la Sainte ainsi que ses yeux sont tout de même profondément enfouis dans le crâne, et que son visage a tout de même pris une coloration noirâtre… Le corps exposé de nos jours est d’ailleurs recouvert d’un masque de cire pour reconstituer le visage de la défunte. Ses mains on également été retouchées.

 

maquillage

Cette exposition ne serait-elle que poudre aux yeux?

Cependant l’embaumement n’explique pas l’odeur de sainteté

Hé bien, il y a une explication très pragmatique à cela : la consommation excessive d’essence de térébenthine!

 

UN PRODUIT TOXIQUE ?

 

A la base produit détergent, l’essence de térébenthine a pourtant souvent été utilisé comme boisson en remplacement de l’alcool.

 

térébenthine

 

Il semblerait que cette Sainte s’adonnait à ce mauvais penchant, et que la présence de ce produit toxique dans ses muscles, dans sa chair, aurait retardé la décomposition de son corps, et provoqué ce dégagement d’odeur florale. L’essence de térébenthine sent effectivement le pin

 

CONCLUSION

 

Tous les Saints ne dégagent pas cette odeur de Sainteté, et la plupart connaissent une décomposition normale après leur décès…

L’exemple de Bernadette Soubirous invite à la prudence concernant cette croyance, qui est plus une superstition qu’un dogme religieux.

Certains cas sont avérés par l’Eglise ; d’autres non… On peut citer l’exemple de Sainte Thérèse d’Avila, dont le corps a lui aussi été retrouvé incorrompu (terme religieux désignant la non décomposition).

 

therese-avila

 

En tout cas, si il ne s’agit que d’une légende, l’expression « être en odeur de Sainteté » est bien ancrée dans la culture populaire.

Et si il fallait ne pas se décomposer et sentir bon après son décès pour être un Saint, je pense que la liste en serait bien plus réduite…

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La pile de Bagdad

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LA PILE DE BAGDAD

 

 

En 1936, une mystérieuse poterie est découverte lors de fouilles archéologiques à Bagdad. Tout dans sa structure évoque une pile, un dispositif destiné à créer un courant électrique.

Seul problème : l’objet date d’il y a plus de 2000 ans!

 

LA PILE

 

D’une hauteur de 15 cm, avec un diamètre supérieur d’environ 7.5 cm, l’objet se présente comme une simple poterie à première vue.

Seulement, l’intérieur est muni de divers éléments montés en série de façon très savante.

Le vase lui-même est en terre cuite, matériau non conducteur. Un bouchon vient en sceller le fond, lui même tapissé d’un isolant en bitume.

Là où l’objet devient interessant, c’est qu’il possède également en son coeur une tige de fer que vient entourer une autre tige, mais en cuivre.

Un bouchon de bitume venait fermer le haut de la poterie, la rendant hermétique.

 

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Mais quel rapport avec une pile?

C’est à Alessandro Volta qu’on devra cette découverte en 1800 : deux métaux différents plongés dans un électrolyte produisent un courant électrique.

 

LE PRINCIPE DE LA PILE

Simplifions au maximum… L’un des éléments d’une pile « donne » des électrons par oxydation (le – de la pile, l’anode) ; l’autre les « absorbe » par réduction (le +, la cathode).

C’est cette réaction d’oxydoréduction, liée au mouvement des électrons, qui produit le courant électrique.

Mais pour que cela fonctionne, il faut plonger ces deux éléments dans un milieu dit électrolyte, qui va permettre le transport des ions. Un élément salin ou alcalin…

Or, certains électrolytes sont très faciles à trouver. Du jus de citron, du jus de pomme, du bicarbonate de soude, du carbonate de potassium, ou même du vinaigre blanc!

Et justement, si on ajoute un électrolyte à cette étrange poterie, elle délivre du courant!

 

 

POLEMIQUE

 

La polémique majeure concernant la pile de Bagdad vient de son utilisation supposée, liée à son très faible potentiel électrique (de l’ordre de 0.5 à 1 Volt).

L’archéologue autrichien Wilhelm König, qui a redécouvert l’objet dans un musée, est persuadé qu’il servait à dorer des objets métalliques.

Problème : il aurait fallu pour cela disposer de sels d’or en solution.

Or, ce n’est qu’au moyen-âge qu’on a développé les techniques permettant de dissoudre les sels d’or. L’or n’était alors connu que sous forme de pépite ou soudé à d’autres minerais.

Impossible de l’extraire, donc, et d’en obtenir une version « liquide »…

De plus, ce n’est qu’en 1837 que le procédé de galvanoplastie (le fait de dorer des objets de cuivre via l’application d’un courant électrique sur des sels d’or) est officiellement breveté.

Certains historiens pensent cependant que les Egyptiens l’utilisaient déjà il y a 3000 ans, ce qui rendrait la pile de Bagdad parfaitement crédible…

Mais, car il y a un mais, le faible courant délivré rendrait la dorure incroyablement difficile, et très lente. Et sans doute très irrégulière…

 

 

L’AMPOULE DES PHARAONS

 

Un bas-relief du temple de Denderah, construit dans les années – 2200, intrigue les spécialistes, et fait courir les plus folles rumeurs.

 

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On y voit deux hommes, probablement des prêtres, adossés à des dispositifs géants ressemblant à s’y méprendre à de gigantesques ampoules… La pile de Bagdad aurait-elle pu servir à les alimenter?

 

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Aussi étrange que cela puisse paraître, la réponse pourrait être oui!

En mettant des piles de ce type en batterie, on pourrait augmenter leur production électrique, assez pour alimenter un dispositif gourmand en énergie.

 

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Exemple qui vous parlera sûrement : vous mettez deux piles dans votre télécommande, car une seule ne suffirait pas!

Mais, (hé oui, il y a toujours un mais!), des ampoules dans l’Egypte Ancienne? Et quel rapport avec Bagdad?!

 

 

L’ENIGME DE L’ECLAIRAGE DES PYRAMIDES

 

Malgré toutes les reconstitions effectuées, aucun spécialiste n’est parvenu à comprendre comment les architectes Egyptiens étaient parvenus à graver des hiéroglyphes aussi parfaits au fin fond des pyramides…

Même avec un jeu de miroirs, se renvoyant l’un l’autre la lumière du soleil, la qualité de l’éclairage baisse tellement qu’il devient impossible de distinguer quoi que ce soit au-delà de 100 mètres environ.

Et, cela non plus on n’a jamais pu l’expliquer, on n’a trouvé aucune trace de suie, de cire ou de charbon sur les murs des sépultures les plus profondément enfouies des Pharaons.

Les scribes n’ont donc pas utilisé de miroirs (car cela ne fonctionnait pas), ni de lampes (pas de suie), ni de bougies (pas de cire)…

Alors quoi? Pourquoi pas des ampoules!

 

ampoule

 

D’autant que d’après les égyptologues, ces « ampoules » seraient en réalité des symboles phalliques (des sexes masculins, quoi!). Petit problème : le temple de Denderah est voué au culte de la déesse Hathor, déesse de l’amour représentée sous les traits d’une… vache!

Difficile d’y voir un symbole phallique, n’est-ce pas?

 

TRANSFERT DE TECHNOLOGIE?

 

Et Bagdad dans tout cela?

On imagine que la technologie des Egytpiens s’est perdue au fil du temps. Ainsi que leur histoire ou la connaissance des hiéroglyphes. Cette technique de production de courant, potentiellement utilisée à cette époque, aurait pu être redécouverte, ou sauvegardée par des « émigrés ».

D’un point de vue date, ça pourrait concorder!

 

CONCLUSION

Difficile de se prononcer sur cet objet…

D’un côté, l’absence de câbles et de liquide électrolyte empêche la « pile » de fonctionner. Mais le temps aurait pu les faire disparaître…

De la même façon, on peut s’interroger sur l’utilité d’une pile à une époque où rien ne fonctionnait à l’électricité

Mais d’un autre côté, comment affirmer qu’un objet qui possède toutes les caractéristiques d’une pile n’en soit pas une?

La question à poser n’est donc pas tant qu’est-ce-que cet objet, mais plutôt, à quoi pouvait-il bien servir?!

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Le corps astral

LE CORPS ASTRAL

 

Externalisation, décorporation, voyage hors du corps, ou encore dédoublement astral, le phénomène que je vais évoquer ici est vieux comme le monde. Pour faire simple, on prétend que l’âme peut s’affranchir du corps, et voyager par elle-même grâce au corps astral.

Pour les plus curieux, attardons-nous sur le concept moderne à l’origine de cette croyance.

(Sinon, rendez-vous directement à la section corps astral, mais vous perdrez en compréhension…)

 

LE SEPTENAIRE

 

Pour bien comprendre ce dont on parle, il faut s’attarder sur le concept dit septénaire issu du mouvement théosophique, selon lequel tout être possède entre une et 7 âmes, l’être humain étant le seul à en posséder 7.

Le concept, bien que fondé en 1875, s’appuie sur les textes sacrés rédigés en sanskrit ayant servi de base au bouddhisme et à l’hindouisme. La terminologie en est d’ailleurs dérivée.

Simplifions au maximum cette classification, car elle n’est pas toute simple…

 

LE QUATERNAIRE

 

C’est la plan de base de l’existence physique. Comme son nom l’indique, il est séparé en quatre plans.

Le Stula-Sharira est le premier de ses échelons. C’est tout simplement le corps physique lié à la terre et au minéral. Strate dépourvue de vie, on pourrait la symboliser par une pierre.

Le Prana est l’élément vital venant animer tout être vivant. Traditionnellement puisé dans la respiration et la lumière du soleil, il correspond à l’énergie. Cela ne concerne que les fonctions organiques, et correspond à l’eau et aux végétaux. Pour résumer, un brin d’herbe.

Le Linga-Sharira est justement notre corps astral. Il s’agit d’un double fantôme contenant tout ce qui est sentiments, sensations, perceptions, désirs et frustrations. Il est mal considéré puisqu’il vient alourdir notre âme d’éléments perçus comme inutiles, voire encombrants. Il correspond à l’air et aux animaux. Pour l’exemple, un chat

Enfin, le Kama-Rupa regroupe les passions basiques et les capacités d’analyse du monde physique qui nous empêchent d’atteindre le ternaire, c’est-à-dire l’âme immortelle de notre être. Il correspond au feu, et est associé à l’Homme. En gros, prise de tête et considérations matérielles.

 

LE TERNAIRE

 

Le ternaire est la partie immatérielle de notre être.

Le premier échelon, le Manas, correspond à l’intelligence humaine, sa capacité à dépasser sa condition physique pour atteindre une dimension spirituelle. Selon le comportement de chacun, il tendra vers le Karma-Rupa cité ci-dessus, ou vers le Buddhi, que nous allons évoquer. C’est la clé du karma, qui peut nous mener vers la spiritualité, ou nous ramener à nos instincts primaires. Et par extension, c’est cette âme qui décide de notre future incarnation. C’est le plan de l’éther, et du divin.

Le Buddhi (mot dans lequel on reconnaît Bouddha, adepte du Buddhi), est l’âme spirituelle qui permet à notre esprit de communiquer avec l’Absolu. C’est le premier plan informe, c’est-à-dire qu’une fois atteint, toutes les autres âmes perdent leur intérêt. Le Buddhi se suffit à lui-même.

Enfin, l’ultime plan, l’ultime âme qui est le but de toute vie, est l’Atma. C’est l’illumination du Bouddha, la transcendance qui permet à l’âme de se détacher à jamais du monde physique et de rejoindre l’Univers.

Pour résumer :

 

septenaire

 

LE CORPS ASTRAL

 

Le corps astral est donc considéré comme une sorte de double dans un monde parallèle. On peut l’assimiler au ba des Anciens Egyptiens, qui le représentaient comme un oiseau à tête humaine.

 

ba

 

 

D’ailleurs, on considérait dans les temps anciens que les personnes momifiées utilisaient le ba (l’âme extérieure, alias le Linga-Sharira) pour quitter le djet (l’âme matérielle, correspondant ici au Stula-Sharira) tous les matins, et pour y revenir le soir.

Pour être plus précis, le corps et l’âme devaient rester unis, et si au coucher du soleil le ba n’avait pas réintégré le djet, l’âme mourait à jamais

Pourquoi cette digression sur l’Egypte des Pharaons ? (Et tous ces termes relous où on se perd à mort même si on a été super attentifs à l’article??!)

Parce que le concept du corps astral en est incroyablement proche !!

 

LE FIL D’OR

 

Il est théoriquement possible, sous certaines conditions, d’accéder directement au Linga-Sharira, autrement dit de séparer son corps physique, le Stula-Sharira (ouais j’avais envie de le replacer!) de son corps astral.

Lorsque cela se produit, on peut percevoir son corps à travers d’autres yeux, et bouger librement dans les trois dimensions. Littéralement, on vole

fil-dor

 

 

Seulement, ce que l’on voit n’est qu’un étrange reflet de la réalité à laquelle on est habitué. Certains éléments changent de formes et de couleurs, d’autres disparaissent, d’autres n’existent que dans cette dimension…

Pour rappel (ou pour information), c’est ce qui fait dire à certains parapsychologues que la maison Winchester n’a pas été conçue pour notre plan matériel, mais pour celui de l’astral…

Ce qui fait qu’on pourrait facilement se perdre ! Heureusement, tout comme le ba reste lié au djet, le Linga-Sharira ne doit pas oublier le Stula-Sharira. (OK, j’arrête avec mes mots compliqués que personne ne comprend!)

En clair, au niveau du troisième œil des deux entités (en gros entre les deux sourcils), un fin câble doré va se créer, et relier les deux âmes. On l’appelle également corde astrale. Il est très épais au départ, mais plus on s’éloigne, plus le fil s’amincit. A tel point qu’il finit par perdre de l’éclat…

 

LE FIL D’ARGENT

 

Après un certain temps, et une certaine distance, le fil devient si fin qu’il perd sa dorure, et devient argenté.

 

fil-dargent

 

 

A ce stade, la promenade devient dangereuse, car il est aussi fin qu’un cheveu…

Si jamais ce filin appelé également cordon d’argent se brise, les deux âmes se séparent. Le corps physique meurt, ou plonge dans un coma irréversible, et le corps astral se perd à jamais dans le monde éthéré…

Pas très réjouissant, n’est-ce-pas ?

 

ET CONCRETEMENT, CA DONNE QUOI ?

 

Je vais être formel : vous avez TOUS déjà été confrontés à ce phénomène !

OK, j’exagère… Seuls 75 % d’entre vous ont connu ce que je vais décrire.

Vous êtes tranquillement installé dans votre lit, votre canapé, votre fauteuil, votre chaise longue, ou votre banc de classe, et vous sentez le sommeil vous envahir. Vous perdez conscience du monde qui vous entoure, et soudain, vous tombez !

Pas en réalité, bien sûr. Vous êtes toujours à la même place, bien calé, mais vous avez ressenti le choc de votre propre corps, comme si votre esprit (qui pèse apparemment plusieurs tonnes!) s’était brutalement abattu sur lui…

Hé bien il s’agit d’un départ raté !

En gros, le voyage, sauf en de rares occasions de détresse physique, n’est pas naturel, et votre cerveau n’est pas fait pour l’accepter. Au contraire, lorsque cela arrive sans préparation, il panique !

Un déploiement hormonal et sensoriel énorme vient littéralement briser le fil d’or naissant, et votre corps astral s’effondre sur votre corps physique, provoquant une sensation de poids très désagréable et un profond malaise.

A l’inverse, il vous est sans doute déjà arrivé, lors d’une sieste, de ne pas vraiment vous endormir, mais de ressentir une étrange plénitude, très reposante, et traversée d’images, de sons, voire de pensées qui n’ont ni queue ni tête.

Il s’agit d’un décollage involontaire et d’un vol stationnaire. Votre corps astral s’est bien séparé, mais ne s’est pas coupé de toutes les fonctions du corps physique, et la communication entre les deux est restée active.

 

DES EXEMPLES ?

 

Les témoignages sont innombrables, et ce depuis la nuit des temps. Mais il existe des exemples célèbres. Je vais ici en citer deux, car je pense (j’espère!) que tout le monde connaît les personnalités citées.

Charles Lindbergh, le célèbre aviateur, a décrit dans ses mémoires un épisode très étrange qui s’est produit lors de la 22 ème heure de son vol transatlantique. Rappelons qu’il est le premier à avoir effectué un vol New-York / Paris sans assistance et sans escale.

 

lindberg

 

Le 21 mai 1927, alors que le Spirit Of Saint Louis est pris dans un épais brouillard, voici ce qu’il décrit :

« J’étais hors du temps et de la matière. Je sentais que je me séparais de mon corps, tout comme j’imagine l’esprit se dégage de notre forme corporelle. Je flottais dans le cockpit, à travers le fuselage, comme si aucune cloison, aucune paroi ne les séparait, puis j’obliquais vers le haut, à l’extérieur de l’appareil avant de prendre une forme qui, j’en avais conscience, ne ressemblait en rien à la forme humaine que j’avais laissée dans un avion volant à grande vitesse. Mais je restais lié à mon corps par un souffle si ténu qu’un simple souffle aurait pu le rompre. »

Autre exemple : l’écrivain Ernest Hemingway.

 

hemingway

 

 

En juillet 1918, il fait partie du corps d’ambulanciers Américain sur le front Italien. En pleine nuit, alors qu’il se terre dans une tranchée pour échapper au tirs des mitraillettes ennemies, il entend le sifflement caractéristique d’un obus. Il n’a pas le temps de l’éviter, et voit ses jambes criblées d’éclat, et se trouve grièvement blessé…

Il déclara à l’époque s’être senti mourir, sans plus de détail…

Mais en 1929, dans son roman L’adieu aux armes (d’inspiration autobiographique), il fait dire à son personnage Frédéric Henry où moment où celui-ci est blessé :

« J’essayai de respirer, mais j’avais le souffle coupé. Je me sentis sortir tout entier de moi-même, emporté loin, très loin dans le vent. Tout mon être s’en allait et je savais que j’étais mort et que c’était vraiment une erreur de croire qu’on mourait comme ça, sans s’en apercevoir. Puis j’eus l’impression de flotter et, au lieu de poursuivre mon vol, je me sentis retomber. Je respirai, j’étais revenu à moi. »

 

ALLO, DOCTEUR ?

 

Qu’en pense la science ? Elle a pour une fois une explication parfaitement logique, et qui cadre totalement avec les témoignages décrits, mais qui n’explique rien en fait !

Les spécialistes du monde médical évoquent l’état hypnagogique comme cause de tous ces maux.

En gros, lors du sommeil, les fonctions cérébrales sont déconnectées les unes après les autres avant d’être réactivées lors du sommeil paradoxal. Le cerveau doit donc amorcer une phase d’endormissement où il coupe les disjoncteurs un à un.

Mais il peut se produire qu’il se loupe…

Paniqué, et se croyant en train de mourir, notre cerveau balancerait alors tout son arsenal, comme lors d’une NDE, et provoquerait une hallucination hypnagogique.

L’un de ses effets serait l’impression de chute, mais aussi de sortie du corps, voire d’enlèvement par des extra-terrestres ! Génial ! Ça explique tout !!

 

CONCLUSION

 

Les arguments sont malheureusement bien peu nombreux pour se faire une idée sur ce sujet… Seuls des témoignages extérieurs ou une expérience vécue peut éclairer le débat.

La science a un avis tranché, fait d’hallucinations et de secrétions chimiques du cerveau.

Ceux qui l’ont vécu évoquent pourtant des voix, visages et éléments précis qu’ils n’auraient pu ressentir sans avoir véritablement « voyagé «  …

Et nombreux sont ceux ayant frôlé la mort qui affirment avoir vu leur corps inerte entouré de personnes s’efforçant de les réanimer. Avec souvent une connaissance de détails totalement incompatible avec leur état! (genre le type sur la table d’opération capable de décrire la tenue du chirurgien, ou de donner le nom du médicament qu’on lui a injecté…).

Reste que 75 % d’entre vous ont déjà ressenti le choc hypnagogique (votre corps qui vous tombe dessus!), et que franchement pour l’avoir vécu, l’explication des scientifiques me paraît un peu facile

A vous de conclure cet article!

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L’effet Kirlian

L’EFFET KIRLIAN

 

L’effet Kirlian désigne un étrange halo lumineux entourant les objets photographiés via un appareil à haute fréquence.

Pour certains, il ne s’agit que d’un effet optique basique ; mais pour d’autres, Kirlian serait parvenu à photographier l’aura des objets, et même l’âme

 

 

LA DECOUVERTE

 

kirlian

 

C’est en 1939 que Semyon Davidovitch Kirlian, citoyen Russe et inventeur à ses heures perdues,  eut l’idée a priori étrange de photographier une étincelle.

Il faut dire qu’il était électricien dans l’hôpital de Krasnodar, une ville situé au Sud de la Russie. Et c’est en observant une séance de physiothérapie à haute fréquence qu’il eut littéralement un flash. Que donnerait une photographie de l’étincelle qui naît entre l’électrode et la peau du patient?

Pour en avoir le cœur net, il fixa des électrodes à sa propre main, mit le courant en marche, et prit un cliché. Il se brûla malheureusement la main au deuxième degré…

Mais en développant le négatif, il découvrit avec stupéfaction un halo lumineux entourant l’intégralité de sa main.

Ne sachant quoi penser, il montra le cliché à sa femme, Valentina, enseignante de son état, afin d’avoir son avis.

Celle-ci, résolument tournée vers la parapsychologie (autrement dit le paranormal) imagine immédiatement que son mari vient de trouver le moyen de photographier l’aura, l’énergie vitale s’échappant de tous les objets qui nous entourent.

 

 

L’EXPERIENCE DE LA FEUILLE

 

feuille

 

 

Le couple Kirlian déchira une feuille de lierre, et prit un cliché selon la méthode imaginée par Semyon.

Le résultat dépassa leurs espérances : le cliché montrait une aura si large qu’elle dépassait le cadre de la moitié de feuille, et semblait même irradier la partie qui avait pourtant été déchirée. En d’autres termes, la feuille était intacte sur leur cliché. Pour eux, la preuve était faite : l’effet Kirlian permet de visualiser l’aura!

 

 

EXPLICATION SCIENTIFIQUE

 

L’effet Kirlian serait le résultat visuel d’un phénomène bien connu, à savoir l’effet couronne (appelé également effet corona). Cette réaction était déjà connue au début du vingtième siècle.

Sans trop pousser l’explication (assez complexe!), cet effet se produit lorsqu’une décharge électrique est appliquée à un objet, mais sans que le potentiel soit suffisant pour produire un arc électrique.

Simplifions encore la chose : le courant percute l’objet, mais son potentiel est trop faible pour s’en échapper. Il tourne donc autour jusqu’à s’évanouir.

 

kirlian 1

 

 

Cet effet est invisible à l’œil nu en raison de sa rapidité, sauf dans une atmosphère particulière, par exemple les lampes à plasma. Et en tout cas, il ne présente pas de couleur particulière.

 

 

EXPLICATION PARANORMALE

 

Chaque objet dans l’univers possède une vibration énergétique que l’on appelle aura. Sa couleur et son intensité varient selon la nature de l’objet, et sa composition.

 

pomme kirlian

 

 

Dans le cas de l’être vivant, la couleur peut également varier selon le sexe, l’âge et l’état de santé de l’individu. Mais l’aura garde une mémoire de son moi passé, et on peut ainsi visualiser l’aura d’un membre amputé par exemple, ou même détecter le passage d’une personne pourtant absente.

 

kirlian 2

 

 

Ce cliché impressionnant de la position du lotus reste l’un des exemples les plus frappants!

Kirlian serait parvenu par hasard à trouver le moyen de fixer sur pellicule l’aura, et ainsi de visualiser l’âme des choses.

 

OBTENIR UNE PHOTO DE L’EFFET KIRLIAN

 

La technique a peu évolué depuis la mort de Semyon, survenue en 1978. Mais fort heureusement, le courant électrique a été modulé afin d’éviter toute brûlure!

De nos jours, une simple plaque metallique suffit, ainsi que quelques électrodes. Vous avez bien lu : l’appareil photographique n’est même pas nécessaire!

Placez la pellicule sur la plaque, par-dessus l’objet à photographier, et envoyez un courant d’une fréquence supérieure à 100 kHz et une tension comprise entre 15 et 20 kV, et le tour est joué. La pellicule imprime l’image et la colorisation s’effectue d’elle-même.

 

POLEMIQUE

 

Le monde scientifique est très sceptique concernant l’effet Kirlian, et le considère comme une simple ionisation gazeuse dans un champ électrique fermé. (Oui, il faut être scientifique soi- même pour comprendre l’explication!)

Les parapsychologues et les défenseurs du paranormal en général prétendent, eux, que Kirlian est parvenu à photographier l’aura des objets, et l’âme des gens.

Le débat est clos, puisqu’aucun des deux partis ne veut revenir sur ses conclusions. Pourtant, les défenseurs de Kirlian ont un argument de poids, que la science ne peut pour l’instant expliquer : les couleurs!

En effet, si les objets présentent une aura homogène, et de couleur presque toujours identique, les photographies Kirlian d’être vivants présentent des couleurs très variées, et même changeantes.

Le cas de la médium et magnétiseuse Olga Worrall (décédée en 1985) en est une illustration typique.

 

Olga Worrall

 

 

Sur ce premier cliché, réalisé en situation « normale », la main de la médium apparaît rouge sombre, voire violacée.

 

main1

 

 

Mais sur ce second cliché, réalisé alors qu’Olga projetait un flux de guérison, on voit très nettement la modification de couleur. Le jaune apparaît très clairement, et l’intensité du halo est beaucoup plus importante. Visuellement, limite en feu!

 

main2

 

 

Pour information, Olga Worrall a été l’une des plus ferventes admiratrices de Kirlian, mais l’expérience a été réalisé sans aucun trucage, et en la présence de plusieurs témoins.

 

 

CONCLUSION

 

 

Encore aujourd’hui, il est impossible d’expliquer en totalité le phénomène découvert par Kirlian.

La Science reste persuadée qu’il ne s’agit que d’un halo créé par l’effet couronne, tandis que les parapsychiques sont certains d’avoir découvert le moyen de photographier l’âme des gens.

Le seul élément troublant reste la modification de couleur des éléments vivants et surtout la persistance d’éléments pourtant manquants.

Je me vois obligé de vous remontrer la photo de la feuille de lierre!

feuille

.

L’argument scientifique évoque une variation de température, mais comme dans le cas d’Olga Worrall, certains changements restent inexplicables.

La question reste donc posée : Kirlian a-t-il redécouvert un phénomène connu plus de 50 ans avant sa naissance ou est-il parvenu à résoudre une énigme métaphysique vieille de plusieurs milliers d’années?

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Jeter une pièce dans une fontaine

pièce fontaine

 

Une pièce jetée dans la fontaine… Voilà l’exemple type d’une superstition universelle, qu’énormément de gens respectent, sans avoir la moindre idée du pourquoi du comment!

Si je vous parle de Charon, cela ne vous dira probablement rien… Et pourtant, c’est de lui que vient cette croyance.

 

Dans la Grèce antique, on croyait qu’à notre mort, nous allions directement dans l’Hadès (l’enfer, en quelque sorte), plus connu sous le nom du Tartare. Sept fleuves séparaient la berge de la destination finale. Et un passeur, Charon, permettait de traverser ces fleuves.

 

CHARON

 

charon

 

Mais le passage n’était pas gratuit. Il fallait payer avec une pièce d’or. C’est pourquoi les membres de la famille plaçaient une pièce d’or dans la bouche du défunt.

 

De fil en aiguille, cette croyance s’est perdue, tout du moins son origine. Mais la superstition a survécu. Jeter une pièce dans une fontaine est une façon de prendre de l’avance sur le paiement du futur passage.

 

En revanche, il faut le faire dos à la fontaine, au puits, ou à la source concernée! Sinon, vous attirez Charon immédiatement, et vous lui commandez de vous emmener tout de suite!

 

De plus, d’un point de vue symbolique, l’or (ou  en tout cas la pièce d’un euro que vous jetterez!) représente le monde matériel. L’eau, élément primordial, est un lien entre les vivants et les morts, puisqu’il permet aux esprits de traverser les portes de l’au-delà.

 

Une pièce jetée dans l’eau est donc un moyen de rendre hommage aux défunts, voire même de leur permettre de venir nous rendre visite en payant un aller simple à Charon!

 

Mais voilà le problème! Une pièce offre un aller ; il en faut deux pour un aller-retour! Jeter une seule pièce vous expose donc à recevoir la visite d’un esprit sans possibilité de le renvoyer au royaume des morts…

 

Autrement dit, vous convoquez la mort!

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L’immortalité

immortalité
L’IMMORTALITE

 

Rêve inaccessible caressé par l’Homme depuis qu’il a conscience de l’existence de la Mort, l’immortalité est le mythe le plus universel de tous. Mais ne s’agit-il vraiment que d’un mythe?

 

 

IMMORTALITE ET INVICIBILITE

 

Attention ! Il ne faut pas confondre immortalité et invincibilité !

Être immortel ne signifie pas ne jamais mourir… Seuls les Dieux sont invincibles et voués à ne jamais mourir. Les autres créatures mythiques sont immortelles, c’est-à-dire qu’elles ne mourront jamais de vieillesse, mais peuvent être vaincues, ou périr de mort naturelle (maladie, accident, ou meurtre!).

L’exemple le plus évident est celui des vampires, créatures immortelles qu’un simple pieu dans le cœur peuvent détruire (sans compter une séance d’UV!).

 

L’IMMORTALITÉ MYTHIQUE

 

Petit rappel « historique » : l’Homme était au départ immortel!

Quelle que soit la culture envisagée, on retrouve toujours un événement fâcheux ayant condamné l’humanité à connaître maladie, souffrance et au final mort.

Par exemple, dans la tradition biblique, le châtiment est dû à l’épisode célèbre de la pomme de la connaissance cueillie par Eve, et donnée à Adam sur les conseils du serpent du Mal.

 

adam-et-eve

 

 

Petit aparté : ce récit est aujourd’hui hautement critiqué, même par les élites religieuses, notamment orthodoxes. Il se trouve qu’en latin, le mal se dit « malum », et la pomme « mälum », avec un a plus long. La confusion entre les deux mots est une simple erreur de traduction. En clair, dans le récit originel, il n’y avait sans doute pas de pomme! Juste le serpent de la tentation.

Et de la même façon, la création d’Ève à partir d’une côte d’Adam est aussi une possible erreur de traduction! Dans les récits babyloniens, dont sont issus bien des épisodes bibliques, le mot « vie » était symbolisé par ce qu’on appelle un logogramme ayant une valeur phonétique différente de sa valeur symbolique. Or, ce symbole représente une côte! Dans les premiers récits, Ève serait tout simplement issue de la vie d’Adam!

Fin de l’aparté!

Adam « mortel » vécut 930 ans. Son fils Seth vécut 912 ans. Son petit fils vécut 815 ans. Son arrière petit fils vécut 910 ans, etc… L’immortalité était terminée, et après Noé, qui vécut 950 ans, l’humanité vit sa durée de vie se réduire de plus en plus (avec des hauts et des bas) jusqu’à ce que nous connaissons aujourd’hui.

Dans le même genre, pour la civilisation grecque, l’origine de la mort est liée à la curiosité de Pandore, qui a eu le malheur d’ouvrir la jarre contenant tous les maux de l’humanité, que lui avait confié Zeus, son père.

 

pandore

 

 

En réalité, Pandore (en grec « tous les dons ») avait été créée de toute pièce par le dieu des Dieux pour se venger de Prométhée, qui lui avait dérobé le secret du feu. Promise comme épouse à Épiméthée, frère de Prométhée, elle avait dans ses bagages une jarre (et non une boîte) mystérieuse, qui contenait en réalité toutes les malédictions possibles (froid, faim, maladie, et bien sûr la mort). Pandore ne put résister à la tentation, et ouvrit la jarre à peine arrivée chez son futur mari. Tous les maux de l’humanité s’échappèrent alors, sauf un qu’elle put emprisonner au dernier moment : le désespoir. Ainsi, parmi tous les dons des Dieux, seul l’espoir resta aux hommes… Avant son intervention, les Hommes ne connaissaient pas la Mort !

 

L’IMMORTALITÉ GÉNÉTIQUE

 

Certaines créatures sont effectivement immortelles, au sens défini au début de cet article. Des créatures parfois minuscules et étranges, parfois bien connues.

 

 

LE BDELLOIDE

On peut ainsi citer l’horrible bdelloïde, un organisme bilatérien protostomien syndermé (si je vous jure!). En réalité, une espèce de minuscule « crevette » qui a diverses capacités lui permettant de ne jamais vieillir.

 

bdelloide

 

 

Pour simplifier, cette créature peut pomper l’ADN de ses proies pour se régénérer. On a trouvé en moyenne 8 % d’ADN « volé » chez cette bestiole. En théorie, elle peut vivre éternellement. D’autant que si on lui coupe la tête, une autre repousse grâce à ce fameux ADN chipé chez les autres !

 

 

L’EPONGE MARINE

Les éponges marines peuvent vivre 15 000 ans, et sont généralement tuées par des prédateurs ou détruites par des catastrophes. Impossible de connaître la durée de vie réelle de cet être, théoriquement immortel.

éponge

 

 

LE TARDIGRADE

Plus méconnu, les tardigrades (d’horribles « poux » marins) possèdent également des caractéristiques extraordinaires.

tardigrade

 

 

Capables de résister à une pression équivalente à 1200 fois celle de la Terre, à de très nombreux produits chimiques mortels pour nous, à des températures allant de – 270 ° C à 150 ° C, à des radiations 1100 fois supérieures à la dose mortelle pour l’Homme, elles sont également capables de se déshydrater à un point extrême.

En gros, leur corps est composé à 80 % d’eau, mais elles peuvent faire descendre cette proportion à moins de 3 % en cas de besoin, et se mettre en stase pendant des années. Quand les conditions le permettent, elles se réhydratent, et reprennent un cycle biologique normal ! Impossible de savoir combien de fois elles peuvent accomplir ce miracle, mais virtuellement, cela les rend immortelles !

 

 

LA MEDUSE TURRITOPSIS NUTRICULA

Dans le même style, la turritopsis nutricula est une minuscule méduse dotée à l’âge adulte de près de 90 tentacules. Au besoin, elle peut rajeunir, c’est-à-dire inverser son cycle biologique, jusqu’à redevenir une enfant (dotée de seulement 8 tentacules!). On ne sait pas encore une fois combien de fois elle peut faire cela, mais il est certain qu’elle est biologiquement immortelle.

turritopsis-nutricula

 

Au passage, cette petite bête commence à poser problème, car elle prolifère de plus en plus partout à travers le monde !

 

 

LE HOMARD

Mais toutes ces bestioles ne vous parlent probablement pas, donc citons un animal que tout le monde connait : le homard !

 

homard

 

 

Hé oui ! Le homard est biologiquement immortel, et ne connaît ni la vieillesse, ni le cancer. Il ne meurt que de maladie ou dévoré par un prédateur. On a ainsi découvert des spécimens en Asie qui portaient sur leur carapace des parasites fossilisés datant de plus de 50 000 ans ! Pensez-y la prochaine fois que vous irez au restaurant ; le pauvre homard qui vous dévisage tristement à travers la vitre de son aquarium en attendant d’être ébouillanté est peut-être centenaire, voire millénaire, voire même plus…

 

 

LA KINEOCOCCUS RADIOTOLERANS

Le record attesté, pourtant, est détenu par la Kineococcus radiotolerans, une bactérie aérobie (donc qui respire) très ancienne. En 2008, le chercheur Russell Wreeland de la West Chester University (état de Pennsylvane, USA) est ainsi parvenu à réscuciter une Kineococcus radiotolerans piègée dans des cristaux depuis… 250 millions d’années!! Oui, vous avez bien lu! Une bactérie virtuellement morte depuis un quart de milliard d’années ramenée à la vie!

Kineococcus-radiotolerans

 

 

LE DEINOCOCCUS RADIODURANS

Pourtant, on a découvert récemment une bactérie immortelle! Le Deinococcus radiodurans résiste en effet à tout. Des doses de radiations 50 000 fois supérieures à la dose mortelle pour l’homme, des températures supérieures à 1000 ° C, et une résistance à tous les acides connus. Virtuellement, cette bactérie se régénère en permanence, et survit à tout ce qu’on peut lui infliger. Elle vient d’ailleurs d’entrer dans l’industrie puisqu’en la nourrissant de débris végétaux, la société Deinove (sur laquelle je vous conseille d’investir!) parvient à en tirer un bio-carburant pour un coût modique!

 

deinococcus radiodurans

 

 

En revanche, bien que virtuellement immortelle, cette bactérie n’a pas d’âge connu… C’est pourquoi Kineococcus radiotolerans reste le record officiel!

 

 

L’ARBRE PANDO

Et dans le règne végétal, le record actuel est celui de l’arbre Pando. Pour simplifier, cet ensemble de peupliers faux trembles situés dans l’Utah (USA) est une colonie clonale d’arbres partageant un patrimoine génétique unique. Quand un tronc meurt, une racine le remplace. Et vice-versa! Cet ensemble serait âgé de près de 80 000 ans, et rien ne semble devoir mettre fin à son cycle ininterrompu de résurrection et de prolifération.

 

pando

 

 

 

L’IMMORTALITÉ HUMAINE EXISTE-T-ELLE ?

 

Oui ! Voilà, c’est dit !

On va développer un peu quand même !

Le phénomène d’apoptose est une auto-destruction cellulaire programmée dès la naissance.

 

Schématisons la chose : l’ADN est un plan dont les cellules se servent pour se reproduire. Mais elles sont soumises à un certain cycle, et n’ont droit qu’à un nombre donné de multiplications avant de devenir instables. Quand elles le détectent, elles s’autodétruisent et cessent de se reproduire.

 

adn

 

Attention, section scientifique ! Les termes qui suivent sont complexes, et le processus décrit également. Pour faciliter la lecture aux curieux non scientifiques (dont je fais partie!), les parties « compliquées » seront notées par la suite en italique, les explications simplifiées seront rédigées normalement.

 

 

Quand l’apoptose se produit, la cellule expose sur son feuillet externe de la phosphatidylsérine, un acide présent dans son cœur dès le début de sa vie. En le libérant dans son noyau extra cellulaire, elle donne un signal biologique aux macrophages pour déclencher la phagocytose.

Pour faire plus simple, la cellule libère un acide qui attire les éboueurs du corps qui viennent alors la ramasser et la mettre dans leur benne !

En d’autres termes, c’est elle qui dit au corps : « détruit-moi ! ».

Quel rapport avec l’immortalité ? Hé bien ce que je viens de décrire, c’est le principe de la mortalité justement !!

La clé de l’immortalité génétique est d’empêcher cette apoptose. Et, si nous en sommes encore incapables, il se trouve qu’on a tout de même trouvé la clé, j’ai nommé : les télomères !

 

Telomere

 

 

L’ADN est incroyablement complexe, mais possède chez tous les êtres vivants eucaryotes une particularité appelée introns. Ces introns sont des données d’ADN que l’on ne retrouve pas dans l’ARN après épissage. Données non codantes n’entrant pas dans la chaîne protéique, leur fonction reste méconnue. Pourtant, une découverte récente a démontré que les télomères, apparemment simples introns assurant une gaine chromosomique, étaient en réalité la clé de l’apoptose.

Notre ADN (carte de notre code génétique) est très compliqué, et fourmille d’éléments qui n’entrent pas dans le processus de codage. Ils semblent donc inutiles. Mais il existe un fragment, appelé télomère, qui constitue une sorte de couche protectrice aux chromosomes, lesquels étant les plans utilisés par l’ADN pour programmer les cellules.

La dégradation de notre code génétique, et donc de nos cellules, est également la raison de notre vieillissement, et au final de notre mort…

On a découvert récemment que ces télomères disparaissent avec le temps, ceci étant codé dès notre naissance (et même avant) dans notre ADN.

Or, la disparition des télomères augmentent le risque de mort naturelle (AVC, cancer, arrêt cardiaque, etc…) de plus de 90 % !

Pour information, les statistiques pourraient aller jusqu’à 100 % si on pouvait écarter des facteurs tels que l’inactivité physique, le tabagisme, l’alcoolisme, le diabète, le cholestérol, ou d’autres raisons environnementales n’ayant rien à voir avec la génétique.

L’élision des télomères constitue un facteur dégénératif mitochondrial affectant l’adénosine triphosphate, rendant la cellule impropre à la mitose. La disparition des télomères entraîne une perte de données d’ADN polymérase empêchant le fonctionnement biologique normal des cellules. Elles se dégradent donc à chaque multiplication en perdant ou en dégradant les information des nucléotides (notamment de l’adénosine triphosphate). Une reconstruction télomérique empêcherait l’obsolescence de l’ARN et permettrait une mitose ad identico et ad vitam de toute cellule fille.

 

Pour simplifier, imaginez un chef de chantier (l’ADN) et un plan (les chromosomes) protégé par une couche de plastique (les télomères) qui avec le temps jaunit, se tâche, se troue, à tel point qu’il devient difficile de le lire. Au final, même si le plan est encore bon, votre construction sera bancale ! Mais si vous pouviez réparer la couche de plastique, sans avoir à remplacer votre plan ou à le modifier, vous pourriez le faire durer plus longtemps, voire le réparer à jamais !

 

chef_chantier

 

Il se trouve que les chercheurs sont parvenus en laboratoire à recréer des télomères, en tout cas la substance elle-même. Mais pour l’instant, il est impossible de la fixer aux chromosomes. Comme si la nature avait prévu la prétention des Hommes, il semble pour l’instant irréalisable de réparer les télomères, ou même de les protéger.

 

CONCLUSION

 

La Nature semble nous refuser l’immortalité (à tort ou à raison), malgré tous nos efforts… Mais elles l’a pourtant accordée à divers organismes, qu’ils soient animaux ou végétaux.

Les recherches menées actuellement nous ont appris ce qu’est la Mort programmée, le pourquoi du comment, mais il nous manque justement la clé pour empêcher le comment…

Peut-être parviendrons-nous un jour à reconstituer la couche télomérique protégeant nos chromosomes, et nous éviter ainsi une mort prématurée, et le vieillissement de nos corps et de nos esprits.

Mais pour l’instant, l’immortalité humaine reste un mythe

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Halloween

 

HALLOWEEN

 

Pour bien comprendre d’où vient Halloween, il nous faut faire un bond dans le temps, et remonter plus de 3000 ans en arrière.

 

 

SAMHAIN

 

 

Les Celtes avaient un calendrier très différent du nôtre. L’année ne se composait que de deux saisons, l’une dite claire, et l’autre sombre.

Le jour de l’an était le 1 er novembre, et une tradition voulait que l’on fête le passage à la nouvelle saison. Cette fête, appelée Samhain (ou Samain, mot signifiant réunion), était obligatoire. L’absence aux festivités était même punie de mort…

 

Là où nous arrivons à la superstition, c’est qu’à l’époque on croyait que les fantômes revenaient sur terre durant cette période de l’année. On avait donc pris l’habitude de se déguiser avec des costumes effrayants pour d’une part faire peur aux revenants, et au pire en cas de rencontre pour se faire passer pour l’un d’entre eux.

A noter que la fête durait en réalité une semaine (3 jours avant, et 3 jours après), et qu’elle était accompagnée de rituels druidiques pour le moins étranges…

 

druide-sorcier

 

Oubliez Panoramix! Les druides étaient plus des sorciers cruels que des mages blancs, ce que les druides d’aujourd’hui semblent oublier…

L’un des rituels, par exemple, consistait à enfermer tous les prisonniers disponibles (ou capturés pour l’occasion!) dans une immense cage en bois à forme humaine, d’y mettre le feu, et de la jeter du haut d’une falaise pour conjurer les mauvais esprits!

cage1

 

cage2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samhain perdurera jusqu’au 12 ème siècle environ, avant de sombrer dans l’oubli, d’autant que l’Eglise avait imposé la fête de la Toussaint depuis le 8 ème siècle en date du 1 er novembre, justement pour faire disparaître la fête païenne…

 

Ce ne sera que dans les années 1850 que Samhain renaîtra sous une nouvelle forme. En effet, suite à une terrible famine en Irlande (une invasion de doryphores qui a ravagé les récoltes de pommes de terre, principale culture du pays), une vague d’immigration Irlandaise sans précédent a débarqué aux USA.

La communauté, très soudée, a importé avec elle ses traditions, et ses croyances. C’est là qu’intervient Jack o’ Lantern.

 

 

JACK O’LANTERN

 

jack-o-lantern

 

 

 

D’après la légende, Jack était un maréchal ferrant ivrogne et malhonnête. Un soir, dans une taverne, il a eu le malheur de bousculer le Diable… Celui-ci a voulu lui acheter son âme, et Jack a accepté en échange d’une dernière pinte de bière. Le Diable accepta et se changea en pièce de six pence pour payer la boisson. Mais Jack s’empara de la pièce et la glissa dans sa poche, laquelle contenait une petite croix en argent. Le Diable était piégé… En échange de sa libération, le Malin accepte de laisser à Jack un délai d’un an avant de revenir réclamer son dû.

Un an plus tard, Jack croise le Diable sur une route de campagne. Il est l’heure de payer…

Mais encore une fois, Jack se montre plus malin que le Malin! Il lui demande un dernier service : de lui cueillir une pomme. Et tandis que le Diable se tient sur ses épaules, le malicieux maréchal ferrant trace une croix sur le tronc du pommier, piégeant à nouveau le Démon!

Après de rudes négociations, Jack obtint du Diable qu’il ne lui prenne finalement jamais son âme. Bon plan? Pas vraiment…

A sa mort, Jack se vit refuser l’entrée eu Paradis en raison de sa vie de débauche. Et le Diable, très revanchard, lui refusa également l’entrée en Enfer!

Le seul cadeau qu’il lui fit fut un bout de charbon ardent qui brûlerait éternellement afin que Jack puisse s’éclairer dans les limbes. Condamné à errer sans but jusqu’au jugement dernier, Jack creusa un navet dans lequel il plaça son morceau de charbon afin de ne pas le perdre, et se mit à parcourir la terre…

Quel rapport tout cela a avec Samhain, et surtout Halloween? Hé bien la croyance selon laquelle les fantômes revenaient sur terre à la Toussaint refit surface, et se trouva incarné aux USA en Jack o’ Lantern!

 

 

HALLOWEEN

 

 

 

Halloween, mot dérivé de l’anglais All Hallows Eve (littéralement le soir de tous les esprits) était né.

Très vite, le navet fut remplacé par une citrouille pour deux raisons. La première, c’est qu’un navet n’est pas facile à sculpter! La deuxième, c’est que la Toussaint correspond à la période de récolte de la citrouille!

Par extension, la citrouille sculptée dans laquelle on glisse une bougie est appelée un Jack o’ Lantern. Et le but originel était bien d’effrayer les revenants.

Tout le folklore, avec la demande de bonbons, les costumes de princesse ou les gages (genre maison repeinte en papier toilette!) ne sont qu’un enrobage commercial né dans les années 1920.

Halloween est donc une fête « commerciale » issue d’une tradition née d’une légende venue d’une superstition Celte.

 

celtes

 

 

 

Et si un jour vous sculptez une citrouille, dites-vous bien qu’en réalité vous tentez d’éloigner un maréchal ferrant Irlandais maudit!

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